*L'infini...*

*L'infini...*

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 10:06

*Et je m'ennuie de tout ce gris...*

*Et je m'ennuie de tout ce gris...*
IV

***J'ai même pas 20 ans et j'ai déjà le c½ur en morceau. Je sais même pas s'il existe encore d'ailleurs, j'ai l'impression d'être insensible. Insensible à tout ce qui peut se passer en ce moment. C'est vrai, Quentin ne m'aime plus, Maman va mal à cause de grand-mère. Il n'y a plus d'avenir maintenant, on vit au jour le jour, on attend et je garde le silence. J'intériorise puis j'explose. C'est toujours comme ça, le silence me détruit mais je m'oblige à le porter. Une façade certes, mais une façade qui peut faire du bien à Maman. Je ne veux pas qu'elle s'inquiète, elle est déjà débordée et elle ne craque pas : je ne sais pas comment elle fait, j'aimerai savoir, j'aimerai ne pas craquer moi aussi.
***Il se fait tard, je devrais déjà dormir, j'ai cours à 8h demain. Je vais être fatiguée si ça continue et je ne veux pas me plaindre, il faut que je travaille. Il faudrait que je ferme les yeux... mais je ne peux pas. J'ai peur de m'endormir en ce moment, de me confronter à moi-même, à toutes mes pensées. Avant c'était facile, il me suffisait de penser à mes rêves, à mes projets, je me demandais ce que c'était d'être adulte, je me voyais grande, grande et heureuse. Maintenant, c'est différent. Tout est différent. Je pense à elle, je me demande si elle pense à moi, ce qu'elle comprend, si elle se souvient de mon visage. Puis, je ne me sens plus jeune et pleine d'avenir : mes rêves sont partis, et puis tu m'as vue ? Je suis vieille, je n'ai plus autant d'énergie qu'avant, je ne grandis pas je vieillis. Je suis foutue.
***Je n'arrête pas de me retourner, mais rien ne change, personne ne vient. Il faut que je ferme les yeux une fois pour toute, il faut que je pense à quelque chose de bien, peut-être un souvenir ou à un lieu qui me fait rêver. Mais il n'y a rien. Dans des moments comme ça, j'aurai appelé Quentin, il m'aurait fait rire puis il aurait trouvé cette pensée qui me mènerait jusqu'au sommeil. C'est impossible maintenant, ou plutôt impossible parce que je ne veux pas : on ne se donne plus de nouvelles, je pensais que ça se finirait autrement que dans ce vide. Mais j'ai compris, j'ai compris ce qu'il n'osait pas me dire, ce qu'il me montre tout doucement par son absence. Il ne sait pas pour Grand-mère, peut-être qu'il serait resté, peut-être qu'il aurait été présent après tout mais je ne veux pas qu'il ait pitié de moi, je ne veux pas que cette tristesse devienne un argument. Puis c'est mieux, comme ça, il n'a pas à subir ce que je deviens, à me voir quelque fois terrassé par des larmes devenues incontrôlables. Il doit être heureux j'en suis sûre et c'est tout ce qui compte. Moi, je serai heureuse, ce n'est pas pareil.
***Si j'aurais eu dix ans de moins, j'aurai ouvert ma porte, marché dans le couloir jusqu'à la chambre de mes parents et réveillé Maman. J'aurai peut-être pleuré dans ses bras, puis elle m'aurait porté jusqu'à mon lit, en me rassurant, en me caressant les cheveux et en me faisant des bisous, ou peut-être que je me serai endormie contre elle, entre elle et Papa. C'est impossible maintenant, ou plutôt impossible parce que je ne peux pas : le lit n'est pas assez grand puis Maman ne peut pas me dire autant de choses, elle n'a plus le temps et plus les mots je pense. Nan, enfaite elle les a les mots, mais je n'ose plus venir vers elle de cette façon, je veux lui montrer que je suis forte ou qu'elle m'a bien fait grandir, je ne sais pas. Je veux être là pour elle en tout cas, je ne veux pas que ce soit l'inverse, parce que Maman aussi a le droit de se confier, de pouvoir délaisser le masque. Mais je ne peux pas être Maman moi, je ne peux pas l'être pour elle, je ne peux pas remplacer Grand-mère. Je peux surement être autre-chose, être quelqu'un pour Maman, un support, un soutien.
***J'aimerai lire mais mes paupières sont trop lourdes. Je vais attendre le sommeil, attendre que le marchand de sable m'assomme pour que mon réveil soit mon difficile demain matin, ou peut-être tout à l'heure, tout dépend de comment on voit les choses. Je ne pense à rien ou j'imagine les moutons qui sautent la barrière, parfois ça marche. Je ne pense pas à Quentin, ni à Grand-mère, ni à Maman, ni à l'avenir. Il faut que je m'invente mon univers, un monde pour échapper à cette réalité, un monde qui serait uniquement présent dans mes rêves, dans lequel je pourrai m'évader sans crainte. A quoi il ressemblerait ? Qu'est-ce que je mettrais dedans ? C'est peut-être mon nouveau projet : parvenir à le créer pour pouvoir m'endormir, et avoir hâte de le retrouver chaque soir. Il faut que j'y pense, et je crois que ça commence maintenant. Je place le décor, je réfléchis à des aventures, je m'invente des rencontres. Cela m'apaise, cela m'endort, je suis déjà partie.

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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 09:57

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 16:46

* Et après?*

* Et après?*
-Bonsoir ma chérie, tu vas bien ? Comment s'est passé ta journée ?
-Comme tous les jours, des journées longues, des profs qui me soulent mais ça va.
-Ne dis pas ça Alice, faut que tu passes au-dessus de ça, il faut que tu travailles.
( Maman est toujours énervée quand elle m'appelle Alice)
-Mais je travaille Maman, ça ne m'empêche pas d'être fatiguée de ma journée.
-Tu es toujours fatiguée à être sur cet ordinateur, à parler à des gens que tu vois tous le temps, couche toi plus tôt ma puce et tu n'auras pas cette tête là le soir.
(Merci maman !)
-Je me couche tôt... ah enfaite Maman je sors samedi soir ! (ça va faire mal...)
-Encore ? Mais tu sors tout le temps, comment veux-tu travailler convenablement Alice ! (Maman n'est pas contente.) Après tu te plains, tu es fatiguée, mais c'est à toi de faire des choix.
-Je fais des choix, j'ai besoin de me changer les idées, de voir mes amis, de me détendre pour mieux travailler quand je rentre.
-Pas sûr vu l'heure à laquelle tu rentres... de plus en plus tard d'ailleurs. (Et alors ?)
-Le lendemain alors. Arrête d'insinuer que je ne travaille pas, tu n'es pas là dans ma chambre à m'espionner, à savoir exactement ce que je fais.
-Mais je m'inquiète pour ton avenir, je veux que tu ais le choix dans tes études et que tu réussisses surtout. Et pour ça il te faut des bonnes notes, des bons diplômes. Tes copains ne vont pas te le donner à ce que je sache ! (Quoique...)
-Mais Maman, j'ai le temps...
-On dit toujours ça à ton âge de toute façon. Je ne dis plus rien, voilà.
-Mais Maman, j'ai pas dit ça, je te dis juste que j'ai encore le temps.
-Tu verras Alice, tu verras plus tard. On dit toujours que j'ai tord et après on pleure quand on n'a pas ce qu'on veut. Alors comme je t'ai dit, je ne dirais plus rien vu que tout cela ne sert à rien. (Maman...)

*** Elle ferme ma porte. Cette conversation revient sans cesse. En même temps, je ne peux pas lui en vouloir. C'est vrai, elle a juste du mal à se convaincre que je commence à être adulte maintenant. Puis, Maman revient, elle entrouvre ma porte, glisse sa tête et me demande :

-Enfaite Alice, et pour ta grand-mère ?

*** Non. Pas cette question Maman. J'en veux pas, j'en veux pas de cette question. Je fais quoi, je fais quoi maintenant moi ? Qu'est-ce que je dois répondre ? Je reste sans voix, je baisse les yeux, je ne sais pas quoi dire.

-Alice ?
-Non, pas cette fois-ci Maman.

*** Elle ne me répond rien. Elle s'en va, c'est tout. Alice, ne culpabilise pas, ne culpabilise pas, ne culpabilise pas. Ce n'est pas de ta faute, d'accord ? Mais si, mais bien sûr que c'est de ma faute. J'aurai du dire quoi ? J'aurai dû dire le fond de ma pensée ?
« Maman. Maman je ne peux pas parce que je suis faible, tu comprends ? Je n'ai pas le courage ou j'ai peur si tu préfères. Je me connais : je suis sensible, très fragile, tu crois peut-être que toute cette histoire ne m'atteint pas alors que c'est faux. Quand j'y pense, je me sens seule, j'ai juste envie de pleurer. Alors si j'y vais, ce sera pire. Je vais juste craquer, craquer littéralement, me mettre à nue devant toi, te rajouter un souci car tu vas croire que tu as fais une erreur. Je n'ose pas Maman. Je ne veux pas me confronter à la mort, c'est con hein ? Je sais que c'est con mais je n'y peux rien. Je préfère me berner d'illusions, restée dans mon monde que de voir tout ça. Je suis peut-être trop jeune je ne sais pas, tu vois t'as raison je suis encore une petite fille. Je sais que je vais le regretter, je tente de ne pas culpabiliser mais j'en ai des frissons Maman. Je ne peux pas. »

*** Elle aurait peut-être mieux compris.
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# Posté le vendredi 30 octobre 2009 13:46

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 13:57

*On se trompe quelques fois car on s'imagine autrement*

*On se trompe quelques fois car on s'imagine autrement*
*






« -Est-ce qu'on est responsable de ce qui nous arrive ? Est-ce que ce qui nous arrive nous ressemble toujours ?

-Que voulez-vous dire ?

-Croyez vous qu'on est victime de quelque chose comme ça parce qu'on est faible, parce ce qu'on le veut bien, parce que, même si cela paraît incompréhensible, on l'a choisi ? Croyez-vous que certaines personnes, sans le savoir, se désignent elles-mêmes comme des cibles ? »

(D. de Vignan)
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 09:34

*ça a l'air de rien mais j'guéris petit à petit, tu l'vois pas bien mais j'guéris*

*ça a l'air de rien mais j'guéris petit à petit, tu l'vois pas bien mais j'guéris*
*
Ici et là...

***Je sors, je n'ai plus peur de la ville. Je mets un pas devant l'autre, je peux même sourire un peu. C'est déjà ça, c'est déjà mieux. Parfois, j'ai même envie de pleurer, pleurer de joie peut-être: cette joie de se retrouver légère chaque jour. Mais dis-moi, où est-il? Où se cache-t-il maintenant? Ce poids. Il revient parfois puis il me laisse avec ces pensées, ces petites recherches de vérités. J'ai même envie de dire qu'il me délaisse, puisqu'il renonce à rester. Il abandonne. Tout est différent, tout. Je l'affronte cette angoisse, je les tue ces émotions, je les déchire ces mauvais jours. Ce n'est plus comme avant, ce n'est plus comme toutes ces remontées antérieures, je me sens plus grande, j'ai assez de force maintenant, assez de volonté ce qui a changé la done... Je ne peux pas promettre que cela va continuer, on ne sait jamais, je me méfie toujours de l'inconnu, de l'imprévu, de toutes ces choses insaisissables. Je retomberai peut-être, je me ramasserai, je serai alors tout cabossée et je devrais tout recommencer. Je m'en fous, je n'ai plus peur.

« C'est bien mieux fichu dans mes veines
J'ai l'âme plus calme et moins en peine
J'irai plus m'jeter dans la Seine.»



***Où j'en suis aujourd'hui? J'ai 18 ans, des conneries et des erreurs avec moi, des écrits par-ci par-là, une histoire que je ne connaîs pas. Mon coeur? Serré, parfois entouré d'une petite douleur, d'un manque, il se sent grand quelques fois, il se repose. J'ai envie de rester là, à cette croisée des chemins, à cette place toute faite, j'ai même envie de tout recommencé. C'est vrai, c'est pas marrant: on ne peut pas revenir en arrière. J'aurai aimé savoir, savoir ce qui se serait passé si j'aurai fait un autre choix, si tout aurait été différent, pourquoi je suis sensible, pourquoi je suis dans cette situation. Pourquoi on peut faire et non refaire ou défaire? Qui a instauré ces règles? Il n'avait rien compris celui-là. Alors on s'est laissé prendre au jeu nous aussi, on s'est laissé embarquer jusqu'au jour où on est revenu à la réalité... je ne voulais pas repartir.


« Alors il voulait lui dire que non. Il voudrait lui dire avant de te rencontrer
j'étais un aigle, un rapace, avant de te rencontrer je volais au-dessus des rues,
sans jamais rien heurter, avant de te rencontrer j'étais fort.»


***Mais tu sais je veux courir, je veux sourire encore, je veux m'épuiser pour que tout se recharge, pour tout reprendre. J'ai envie d'entreprendre, j'ai envie de construire. Parfois, j'ai envie de prendre ma tête et la poser à côté de moi pour que tout se remette en place. J'ai envie de rêvé, j'ai envie de voyager. Je hais la solitude, je veux combattre ces habitudes.

A suivre...
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# Posté le jeudi 22 octobre 2009 12:05

Modifié le vendredi 23 octobre 2009 14:18

*J'aurai aimé te connaître...*

*J'aurai aimé te connaître...*
***C'est un soleil d'automne, c'est la chaleur d'une belle journée. Je l'attends depuis une heure. En réalité, il n'est pas en retard, c'est moi qui suis venue plus tôt, je voulais juste m'imprégner de l'endroit. Les passants, les nuages, les cris, les visages : je ressentais le besoin d'avaler de la vie, du rythme et de l'inconnu. J'en ai remarqué quelques uns, j'en ai détesté d'autres comme cet homme rempli de mépris ou cet enfant faisant un caprice à sa mère. J'avais envie de lui dire : mais arrête, ta maman t'aime, l'amour ce n'est pas des objets, c'est bien plus important que ça, ta figurine peut attendre, regarde sa fatigue, son dévouement, sa générosité, laisse-la un peu respirer, écoute-là, tu as encore beaucoup de temps devant toi. Le temps : moi je ne sais pas. C'est le temps où les rêves se réalisent ou d'autres se brisent. Combien de temps encore ? Il m'en reste des années, il m'en reste des jours, il m'en reste de la vie mais comprendre que certaines choses sont déjà derrière soi, qu'on ne peut plus y toucher, qu'on s'est construit comme ça, n'est pas facile à accepter. Je ne suis plus une enfant, je dois écrire mon histoire, faire des choix, compter sur moi. Est-ce que j'en suis capable ?
***Il est l'heure, il ne va pas tarder. Il prend toujours quelques minutes à arriver, je le sais maintenant. D'ailleurs, je le vois au loin je crois, en tout cas un homme lui ressemble. Si, c'est lui, j'en suis sure. Il a mi sa veste noire qui lui donne du charme tout en gardant un petit air sérieux, son jean bleu foncé serré qui le grandit un peu, ce fameux haut blanc qui éclaire son visage, qui m'éclaire aussi là d'où je suis. Je devrais faire celle qui ne l'a pas vue, me faire désirer, prendre l'air étonné tout en souriant mais je ne peux pas. Je ne peux pas m'empêcher de le regarder, de m'accrocher au rythme de ses pas, de me demander ce qu'il perçoit, s'il m'a déjà remarqué. Le temps s'arrête, je n'entends plus les voitures, les voix autour de moi. Quelque chose me bloque, me prend le c½ur, me glace pendant quelques secondes...
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# Posté le dimanche 18 octobre 2009 12:49

*Je n'étais peut-être pas aussi méchante avant...*

*Je n’étais peut-être pas aussi méchante avant...*
***Je peux sourire si je veux, je peux le faire. D'ailleurs, elle fait presque peur cette photo vu comment je suis parfois: c'est la même? T'es sûre que c'est pas une copie? C'est bien l'original? C'est étrange, non? Bien sûr que c'est étrange! Une chute, un saut dans le vide, une avalanche: je ne sais pas. C'est moche, c 'est tout ce que je sais. Le pire c'est que je ne peux même pas le garder à l'intérieur, non faut qu'elle pointe le bout de son nez, faut qu'elle s'imisse, toujours. T'as dit que j'étais triste? Triste, c'est ça? T'entends quoi par là? Que je ne suis pas bien, que quelque chose m'atteint, que mes yeux brillent? Mais merde, je ne suis pas triste. Non. Je ne suis perdue, je tente de trouver le problème, de le résoudre. C'est autre chose. Mais arrêtez, arrêtez de me dire que ça se voit: c'est la première fois c'est ça? C'est un spectacle? Je peux pas pleurer tranquille dans mon écharpe, je peux pas étouffer toute seule, c 'est interdit c'est ça? En quoi ça dérange? En quoi c'est intéressant de le savoir, tu peux me le dire? J'en veux pas de la compassion, j'en veux pas de ces questions, j'en veux pas de vos encouragements parce que vous ne savez pas ce que c'est. Je veux ma solitude et mes larmes. Laissez-moi pleurer, laissez-moi crier, laissez-moi m'exprimer. Je veux m'en débarasser, je voudrais tout noyer.
***Je peux partir. Tu veux que je partes? Bien sûr que je peux le faire. Et de toute façon, j'ai que ce que je mérite. Bien sûr que t'en peux plus, bien sûr que c'est de ma faute, bien sûr que j'ai causé des dégâts extérieur à moi comme si j'en avais pas assez. Je suis forte à ce jeu. T'as raison de plus m'aimer, je suis moche, je suis triste, je fais du mal, je m'emporte. Personne n'a besoin de ça alors t'as pas besoin de moi. Laisse-moi une bonne fois pour toute, lâche-moi, pourtant c'est pas difficile je sais que tu peux le faire. Comme ça, ma tristesse n'atteindrat plus personne, comme ça je pourrai rester dans mon coin, comme ça je pourrai vivre pour moi. Et aller où? Je ne sais pas. Aller détruire quelqu'un d'autre? Pas questions. Tu crois que je peux changer? Est-ce que tu le crois vraiment? Pourquoi tu restes? T'as de l'espoir? Et si je m'en allais, là, maintenant, je vais te manquer? Est-ce que ça se manque la tristesse? Est-ce qu'il n'y a que ça en moi?
*** C'est qui cette fille qui sourit? T'as vu le contraste, c'est pas mal quand même. Je respire, je ressens les battements, je continue de respirer, je pèse la tristesse: mon coeur est-il plus léger qu'avant? Pourquoi est-il serré comme ça? Y a pas de noeuds pourtant, est-il trop grand? Je peux même pas le frapper, je peux même pas lui dire de ne pas continuer à appuyer, il ne m'entend pas. Je suis dépendante, dépendante de mon état. Demain, quelle journée demain? Est-ce que je serai méchante? Est-ce que j'aurai ces colères? Je veux les capturer ces autres émotions, ces belles émotions, je veux qu'elles restent, je veux sourire. Je veux être belle. Belle dans le regard en enlevant tous les détails, cette culpabilité, cette tristesse.
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# Posté le mercredi 14 octobre 2009 14:12

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 14:39